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(maîtres orfèvres) Maison BOIN-TABURET

La fondation de la maison BOIN-TABURET

Georges Boin est né en 1849 dans une famille d'antiquaires et de bijoutiers. Son père et son grand-père, Jacques Boin, avaient dirigé en 1804 « l'Escalier de Cristal » de Mme Desarnaud. Ils ont su se faire connaître pour leurs objets de cristal montés sur bronze. Ses oncles, Caillot et Peck, étaient bijoutiers à Paris jusqu'en 1877.

Georges Boin commence sa carrière en tant qu'orfèvre et marchand d'objets anciens puis s'associe avec le bijoutier Emile Taburet en 1860. La maison, fondée sous leurs deux noms, s'illustre dans la bijouterie et les objets de vitrine. Elle expose pour la première fois à l'occasion de l' Exposition Universelle de 1878 et obtient une médaille de bronze pour un service de toilette inspiré de Pierre Germain.

Emile Taburet et Georges Boin collaborent jusqu'en 1900 date à laquelle Boin s'associe à l'orfèvre Henry, sous la raison sociale « Boin et Henry orfèvres ».

En 1906, à l'Exposition internationale de Milan, la maison apparaît sous la raison sociale « Henry Frères et Cie », 3 rue Pasquier à Paris. En 1936, la maison devient « Henry et Fils ».

Style(s), technique(s) et expositions de la Maison BOIN-TABURET

Pour l' Exposition Universelle de 1889, la maison présente plusieurs surtouts, notamment inspirés de Juste Aurèle Meissonnier (1695-1750), pour lesquels ils obtiennent une médaille d'or, ainsi que des services à thé de style Louis XIV et Louis XVI. A cette occasion est aussi exposée une grande soupière sur dormant faite en 1888 pour le Jockey Club.

Dans le périodique Le Temps du 11 Janvier 1889 la maison Boin-Taburet est évoquée ainsi :
La maison Taburet expose de l'argenterie du plus pur style des dix-septième et dix-huitième siècles. Parmi ces pièces, nous signalerons un surtout de table avec candélabres de l'époque de Louis XIV, une soupière Louis XV exécutée pour le Jockey Club qui l'a donnée en prix en 1888. Au sujet de cette exposition, M. Falize, rapporteur de la classe 24, dans un article sur l’orfèvrerie à l'Exposition, publié par la Gazette des beaux-arts, disait « C'est peut-être M. Boin-Taburet qui a plus qu'aucun autre orfèvre contribué à ce retour au Louis XV. Ce n'est pas une accusation que je formule ; au contraire, je constate qu'avec un goût très personnel et un tact réel il a compris, deviné, senti ce que voulait sa clientèle ; il s'est hâté de lui offrir ce qu'elle allait lui demander. Boin-Taburet a obtenu une médaille d'or, que le gouvernement a peut-être jugée insuffisante pour reconnaître le mérite si réel d'un orfèvre d'un talent remarquable, puisqu'il vient de lui conférer la croix de chevalier de la Légion d'honneur. »

Ces objets attestent de la popularité du style rocaille en France au XIXè siècle, que Boin-Taburet a su raviver mais aussi développer en proposant une multitude de combinaisons. Ainsi en 1893, la maison publiait, comme Germain, un recueil de ses œuvres. Le 4 décembre 1893 Le Temps explique : «L'inspiration des maîtres n'exclut pas toute originalité, et nous avons pu nous en rendre compte, en examinant diverses pièces d'orfèvrerie de M. Boin-Taburet, qu'un objet strictement conçu dans un style déterminé peut garder néanmoins une note moderne et un cachet personnel. »


D'après www.marcmaison.fr

Christophe Lachaux antiquaire
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