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Théodore DECK

Né le 2 janvier 1823 à Guebwiller en Alsace, mort le 15 mai 1891 à Paris.
Céramiste, français.
Si le nom de Théodore Deck est aujourd'hui méconnu du grand public, il est pourtant peu d'artistes qui, comme lui, furent unanimement célébrés comme "le meilleur d'entre tous" par ses collaborateurs et même ses concurrents. Décoré de la Légion d'honneur, bardé de médailles et de prix remportés aux nombreuses expositions internationales auxquelles il participa tout au long de sa carrière, Théodore Deck incarna le renouveau et l'excellence de la céramique française de la seconde moitié du XIX° siècle, en France comme hors de nos frontières.
Membre fondateur de l'Union Centrale des Beaux-Arts appliqués à l'industrie, créée en 1861, il travailla également pour la Manufacture de Sèvres. Originaire de Guebwiller, il fit son apprentissage chez un marchand de poêles alsacien et parcourut l'Europe. Un premier grand chantier, la fourniture de poêles pour la résidence de Schonbrunn, le fit connaître. Entré chez Vogt, fabricant parisien en 1847, il ouvre son propre atelier en 1856 et d'emblée s'intéresse à la céramique décorative.
L'époque.
La céramique française est alors en pleine mutation. Alors que les manufactures de faïence ont pratiquement toutes disparu, concurrencées par la porcelaine, la faïence fine puis le grès, les Expositions Universelles organisées à partir de 1851, à Londres puis à Paris, contribuent à renouveler le goût en permettant de mieux connaître les productions des pays étrangers et notamment la céramique extra-européenne. Les musées font alors entrer dans leurs collections des majoliques italiennes, des pièces hispano-mauresques, des œuvres islamiques (musée de Cluny) ou asiatiques. Théodore Deck fut profondément impressionné par la collection de céramiques et de bronzes chinois et japonais d'Henri Cernuschi.
La couleur.
Passionné par les techniques et les décors des céramiques anciennes ou extra-européennes, Deck chercha à en percer les secrets. Le bleu turquoise des pièces "perses"; en fait turques, connues aujourd’hui sous le nom d'Iznik, le fascine. Aucune couleur fabriquée en France ne lui ressemble.
Comme il le confesse lui-même : "Je consacrais la plus grande partie de mon temps à la recherche de cette belle fabrication". Il sera récompensé puisque le bleu qu'il parvient à reproduire sera désigné sous le nom de
"bleu Deck". Lors de l'exposition de 1868, la volonté de rivaliser avec la virtuosité des céramistes chinois le conduira à produire des pièces d'un très beau rouge flammé, production vite stoppée en raison de son coût. Sa découverte tardive des mosaïques à fond d'or de Venise provoqua un véritable choc. A son retour, il décida de développer les fonds jaunes et une technique nouvelle d'inclusion d'or sous la couverte (à partir de 1880).
Si Théodore Deck choisit la faïence comme matériau de prédilection, la porcelaine le séduisit principalement après 1880.
Les formes et décors.
Les formes orientales ont sa préférence : lampes de mosquée, bassins, aiguières, vases. Il y adapte des décors puisés dans le Recueil de Dessins pour l'art et l'industrie, publié en 1859 par Adalbert de Beaumont associé au céramiste Collinot, brillant concurrent de Deck. A la même époque, la publication en Angleterre de deux recueils d'Owen Jones, Grammar of Ornament (1856) et Examples of Chinese Ornament (1867) contribua à développer outre-manche le goût pour les formes et les décors exotiques, encourageant ainsi l'émulation. Séduit successivement par les cloisonnés chinois, les bronzes, les vases décoratifs japonais, Deck n'aura de cesse d'en adapter formes et décors.

Christophe Lachaux antiquaire
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