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« Soyons forts et unis »

Frederick Carl FRIESEKE

Né en 1874 à Owosso (Michigan). Mort en 1939 au Mesnil-sur-Blangy (Calvados). XIXe-XXe siècle. Depuis 1898 à 1939 actif en France. Américain.

Peintre de scènes de genre, figures, nus, portraits, intérieurs, paysages animés, natures mortes, fleurs, peintre à la gouache, pastelliste, aquarelliste, dessinateur. Impressionniste.

Peu après 1880, il fut élève de l’Ecole des Beaux-Arts de Chicago, puis de l’Art Students’ Leage de New York. A Paris, à l’Académie Julian, il suivit les cours de Benjamin Constant et de Jean-Paul Laurens, recevant aussi les conseils de Whistler. Surtout, il s’informait des oeuvres contemporaines des artistes du moment, très attiré par Fantin-Latour et Renoir. En 1906, il s’installa dans l’ancienne maison de Théodore Robinson à Giverny, mitoyenne de celle de Claude Monet. En 1937, il retourna pour la première fois aux Etats-Unis, mais n’y resta pas.

Il figura dans de nombreuses expositions collectives, à Paris, au Salon des Artistes Français, ainsi qu’à la Société Nationale des Beaux-Arts, dont il devint membre associé en 1901 et membre permanent en 1907. Il fut aussi, à Paris, membre de l’American Art Association et de la Société Internationale. En 1909, il eut une exposition personnelle à la Biennale de Venise ; en 1911, une autre à Rome ; en 1912, sa première exposition personnelle à New York. Il obtint diverses distinctions : en 1904 le Musée du Luxembourg de Paris fut acquéreur d’une de ses peintures ; une médaille d’or à l’exposition internationale de Munich, en 1909 ; la Pennsylvania Academy of the Fine Arts de Philadelphie lui décerna le Temple Prize, en 1913 ; le Grand Prix de la Panama-Pacific International Exposition de San Francisco, en 1915 ; une médaille d’or, au Philadelphia Art Club en 1922. Il fut promu chevalier de la Légion d’honneur. En 1982 à Pairs, il était représenté à l’exposition Impressionnistes Américains, au Musée du Petit Palais.

Il peignit, à l’huile ou à l’aquarelle, différents genre : peu de portraits, quelques paysages animés, des fleurs, privilégiant la figure féminine et le nu : Femme au miroir - Jeune fille au piano - Jeune fille en rose - Jeune fille dans un bateau - La jeune femme aux fruits - La lecture près de la fenêtre - Portrait de femme - Nu couché - Le Modèle devant le paravent. Il se désintéressa progressivement du paysage et du portrait, plus attiré par l’intimité féminine de scènes d’intérieur confortable, et surtout, comme Renoir, par des nus opulents. Il les faisait poser dans la nature, à l’ombre des arbres, les beaux corps recevant du haut la lumière du soleil, filtrée et tremblante à travers le feuillage, procédé également cher à Renoir. Dans les années dix, il appliquait à la lettre la touche divisée impressionniste, parfois presque divisionniste : Le Jardin de Mrs Whitmann vers 1912, parfois plus large et floue : Dames dans une barque à Giverny vers 1910. A ce moment, dépassant presque l’impressionnisme vers un possible fauvisme, il rehaussait les tons, les mauves, bleus et roses, afin, disait-il, « d’exagérer l’impression ».

Toutefois, bien qu’influencé par les impressionnistes et Monet, Frederick C. Frieseke n’a pas voulu se limiter à la transcription des jeux de la lumière, variant au gré du temps sur les aspects éphémères d’une réalité fuyante. Attaché à la restitution de la globalité de ses sujets, rejoignant en cela Degas, dans la suite de son évolution, les touches se resserrent et s’unifient dans la représentation plus précise et plus conventionnelles des figures, même quand l’encadrement paysagé reste impressionniste : Les Roses trémières de 1912-13. Ce retour à un certain réalisme, qui se veut plus objectif que subjectif, s’accentua progressivement : Paix de 1917. L’intérêt du monde artistique s’étant porté sur les grandes mutations du début du siècle, fauvisme, cubisme, abstraction, l’oeuvre de Frieseke, techniquement dépendant d’un impressionnisme tardif et dont d’ailleurs il s’était même détaché, représentatif d’une société insouciante révolue, fut négligé pendant ses dernières années, jusqu’à ce que l’histoire lui restitue sa place parmi les impressionnistes américains.

Christophe Lachaux antiquaire
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